Fakkel 2000 10 ans d’expérience avec nos confrères aveugles au Cameroun

Madame, monsieur,

 

Après une expérience de 10 ans, notre fond d’appui Fakkel 2000 tient à vous informer confidentiellement sur la situation actuelle toujours pitoyable des aveugles au Cameroun dont vous aussi avez soutenu des projets.

 

Le 15 novembre 1999, j’ai créé én tant que non-voyante notre fond d’appui afin de venir en aide à nos confrères en Afrique Central, précisément le Cameroun. Depuis lors, nous avons cru les soutenir par le CJARC (Club de Jeunes aveugles réhabilités du Cameroun), reconnu à travers le pays. Pour eux, nous avions fourni les moyens pour la construction en 2003 d’un centre de rééducation et de formation à Yaoundé.

 

Pourtant, mes missions d’évaluation en 2003, 2007 et 2009 m’ont permis non seulement de partager leur réalité’ pitoyable, mais aussi de consulter un grand nombre des membres sur la gestion de leur association CJARC.

Ainsi, nous avons découvert toute une autre réalité: le patrimoine du CJARC a été confisqué par les fondateurs Coco Bertin Wandjie Mowa et Martin Luther Amahata Adipita pour leur intérêt personnel. Ceci a entraîné que les non-voyants des nombreuses dépendances du CJARC qui croupissaient toujoursdans la misère, se sont détachées de leur organisation afin de sécuriser le soutien que nous pourrions leur offrir.

 

Maintenant que Coco Mowa, qui s’est déclaré Directeur Général du cjarc, fait circuler sur internet des fausses informations en sa faveur, nous avons décidé de ne plus vous cacher la vérité amère surtout pour nos confrères.

 

Dans la confiance que vous prendriez en considération les informations en annexe, veuillez agréer l’expression de notre profond respect.

 

 

Fakkel 2000,

Mme. Truus Jonker, secrétaire.


Eclaircissement

 

 

Collaboration

 

En 1998, un jeune demandeur d’asile Camerounais nommé René Myn Kong nous a mis en contact avec son association CJARC (Club de Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun), fondé en 1988 par ses deux amis non-voyants Coco Bertin Wandjie Mowa et Martin Luther Amahata Adipita. A l’époque, ces deux avaient de bonnes intentions, étant prêts à combattre la corruption et l’exploitation de la situation pitoyable de leurs confrères.

Leur grand souhait était de construire un siège à Yaoundé, capitale politique du Cameroun.

Vu leur manque de connaissance comment entrer en contact avec les bailleurs de fonds en Occident, nous avions préparé un accueil chaleureux à Coco Mowa en 2001 au sein de notre famille aux Pays-Bas afin de le mettre en contact avec des organisations Néerlandaises tels que: Liliane fonds, Dark and Light Blind Care,  Wilde Ganzen et Cordaid.

Soutenu par les preuves de fiabilité des organisations  et églises Camerounaises que Coco nous avait organisé, nous avions su convaincre une trentaine de bailleurs de fonds et de communautés réligieuses aux Pays-Bas de ‘contribuer. Celles-ci ont fourni la somme nécessaire pour la construction à Yaoundé d’un grand centre de rééducation et de formation; nos amis de l’association Voir Ensemble en France (Avant: Croisade des aveugles) ont contribué aussi.

 

Le 7 août 2003, j’ai assisté à la dédicace du nouveau centre.

Pendant ce séjour au Cameroun, du 16-7 au 29-8-2003, la famille de Coco m’avait abrité dans son appartement, apparemment pour réduire mes échanges avec les membres individuels du CJARC. Néanmoins, jai constaté que plusieurs d’entre eux s’étaient opposés au gestion et au comportement arrogant des fondateurs qui s’étaient déclaré ‘Direction Générale”’ du CJARC. Moi aussi, j’avais remarqué cette attitude de Coco Mowa  qui s’est montré bien exigeant. Ainsi, il se permettait de destiner à son gré les dons pavotés pour d’autres buts inutiles.

Sensis International, organisation d’enseignement pour handicapés visuels en Hollande, avait visité le CJARC fin 2002 pour donner une formation. Fin 2003, elle avait destiné aux projets à Douala un montant de 4 454 000 F CFA/€ 6.800,–dont les bénéficiaires nont même pas reçu la moitié.

Après la venue de Son Excellence la Première Dame Chantal Biya, pour l’ouverture officielle du centre CJARC le 30 décembre 2003, Coco nous a présenté la facture de l’entrepreneur Sylvestre fanseu pour un montant de 10 532 400 F CFA/€ 16.080,– pour les travaux supplémentaires dont nous n’avions même pas donné notre accord et que, par conséquent, nous n’avons pas réglé.

 

Management CJARC

 

En début 2004, pour les statuts à refaire, nous avions insisté auprès du docteur en théologie Michel Kenmogne, à lépoque président du conseil de gestion, d’ajouter dans le texte une clause qui décrit que le bâtiment reste la propriété de l’association CJARC et, en cas de faillite, échoit à une organisation pareille au profit des handicapés Camerounais.

Sous la responsabilité du membre Tsoungui Norbert qui avait eu une formation juridique, le bureau avait bien travaillé sur ce texte, mais Coco Mowa avait modifié les statuts juste avant l’assemblée générale.

De janvier 2004 à juillet 2005, MSc. Heleen Reedijk, à l’époque coordinateur du DED (Deutsche Entwicklungsdienst/Service Allemand du Développement) à Yaoundé et après présidente de notre conseil de gestion, avait fait beaucoup des efforts pour renforcer le management du CJARC et l’égalité entre ses membres par les élections à l’assemblée génërale du CJARC, mais les deux fondateurs n’ont pas pris ses conseils en considération et ils ont épuisé nos efforts jusqu’au bout.

Finalement, un bureau de consultation local SCBC, dirigé par M. Appolinaire Etono Nga qui avait été sollicité par le grand bailleur Nérlandais Cordaid, a fait une analyse instituttionnelle qui a démontré les nombreuses faiblesses et lacunes du CJARC, entre autre: le manque de formation et de compétence de sa direction générale.

Ensuite, le bailleur Néerlandais Cordaid a proposé de financer un programme de restructuration sous la responsabilité de M. Etono, pour lequel Coco Mowa devrait nous présenter un plan d’action bien élaboré. Mais vu la qualité insuffisante de son projet, notre fond d’appui a arrêté le soutien institutionnel du CJARC ( soit 1 801 250 F CFA/€ 2.750,– par trimestre). Notre partenaire Sensis International a arrêté aussi le contact avec CJARC.

Depuis lors, nous soutenons nos confrères directement dans les études ou les micro-projets.

 

Comme attendu, la restructuration qui avait coûté € 16.000,–/10 480 000 F CFA, avait abouti à un échec total. Madeleine Mbakop qui a dirigé la restructuration a déclaré même que la situation au CJARC était invivable. Faute de rémunération convenable et de structure, la plupart du personnel avait démissionné à la restructuration mi-parcours.

Encore, l’assemblée générale, tenue en juillet 2006, n’avait été qu’une farce; les membres qui ont voulu offrir une pétition avaient été menacés, d’autres avaient reçu des enveloppes pour favoriser pendant le vote Coco Mowa et son comité de recommandation, tous membres de sa tribu bamiléké qui, le cas échéant, ne s’opposeraient pas à lui.

Il n’était pas surprenant que le rapport de restructuration, faite sous l’ordre de Coco, était très positif; notre présidente MSc. Heleen Reedijk l’a mis de côté comme preuve de non-valeur.

 

Par la deuxième visite au Cameroun du 16-2 au 9-3-2007, Fakkel 2000 a effectué un dernier effort pour un changement réel. A cet effet, j’avais proposé aux deux fondateurs du CJARC de laisser la fonction de direction généraleà une personne mieux équipée et de remplir une fonction adaptée à leurs qualités: promouvoir le CJARC auprès des structures Camerounaises, ce qui serait vraiment leur fort. Ainsi, on pourrait leur donner le titre de membre d’honneur.

Pourtant, j’ai dû constater que M. Appolinaire Etono, qui devrait faciliter l’entretien entre Fakkel 2000 et lesdits fondateurs, a défendu plutôt les intérêts de ces derniers et a insisté de relancer le financement de Fakkel 2000.

A cette occasion, Martin Luther sest plaint aussi de l’huissier envoyé par l’entrepreneur Fanseu Sylvestre pour encaisser la facture non-payée de 2003 dont le montant s’était élevé  à

1 790 000 F CFA/€ 18.000,–.

 

Centre CJARC confisqué par Coco Mowa

 

En dehors de ça, j’ai trouvé notre beau centre de rééducation tout occupé par une école primaire, ceci contre le conseil en 2004 des partenaires Sensis International et Fakkel 2000:

en effet,tout près du centre, il y avait déjà une école primaire où on a pu construire une possibilité pour les élèves handicapés de vue.

Encore, nous et nos nombreux bailleurs de fonds avaient fourni ensemble les moyens pour construire un centre de rééducation et pour l’équiper d’un atelier d’artisanat, d’une cuisine d’apprentissage pour les femmes non-voyantes et des chambrettes pour les jeunes élèves venant de loin.

La soi-disante école intégrée porte le nom Louis Braille, ceci sans doute pour motiver les bailleurs de fonds. Pendant ma visite, le nombre des handicapés de vue ne constituait que 10% du nombre total des élèves, soit entre 160 et 170.

J’y ai trouvé le bâtiment assez bien entretenu, mais l’école a fait l’impression d’être désordonnée.

Jai remarqué que les chambres construites au troisième étage, dont nous avions collectionné largent en 2002, étaient exploitées comme auberge. En plus, pendant mon contrôle de notre précieux matériel didactique, notamment les nombreuses machines braille Perkins que Fakkel 2000 avait collectionné en Hollande, jai dû constater de mes propres mains que tout était endommagé à cause de la négligence; sans aucune protection, on les avait jeté dans les placards humides et poussièreux au troisième étage. A mon départ, la direction générale ne m’avait même pas authorisé d’amener en Hollande les machines en panne afin de les faire remettre et renvoyer.

‘J’ai constaté aussi l’acheminement de la construction en bois du foyer pour lequel Liliane fonds en Hollande devrait avoir fourni fin 2006 un montant de € 6.000,– /3 930 000 FCFA.’

Après que l’ancien personnel ait quitté le CJARC en 2006, nous n’avions guère des observateurs là-bas pour suivre l’évolution après ma visite.

L’étudiant Jean Pascal Somb-Limgom qui, grâce au soutien financiel de Fakkel 2000 et autres depuis 2003, a obtenu son diplôme d’Etudes Approfondies (DEA), a enseigné le braille à cette école sans rémunération. Mais Coco Mowa l’a ‘refusé l’accès pour le fait qu’il a critiqué les compétences insuffisantes des maîtresses qui se succèdent  fréquemment, dont surtout les élèves non-voyants sont le dupe.

Le non-voyant Sambon Dieudonné, après avoir obtenu son diplôme d’enseignant, a travaillé pendant une année à cette école où il avait recu un salaire mensuel de 30 000 F CFA/€ 45,80 seulement, insuffisant pour nourrir sa nombreuse famille.

Depuis son installation en 2008 dans une école primaire gouvernementale à Nanga Eboko, il recoit un salaire de 120 000 F CFA/€ 183,20.

Le 8 décembre 2007, il nous avait écrit:

‘Les maîtres se plaignent de ne pas avoir de machines braille pour les transcriptions, ce qui me donne beaucoup de travail car je suis obligé de transcrire même pour les autres et c’est moi qui corrige les copies des non-voyants pendant les compositions.’

 

Gestion

 

Pendant ma première visite en 2003, Coco Mowa a voulu renvoyer son employé diplômé Elyane Djouégo qui faisait la comptabilité au CJARC: personne de bonne moralité, elle sétait opposée à appliquer les constructions de gestion que Coco l’a proposé.

En 2006, Elyane a ‘préféré de démissionner, mais pas avant avoir effacé toutes ses données dans l’ordinateur du CJARC sur lesquelles elle a dû travailler. Pendant notre rencontre en 2007, elle m’a supplié de ne pas abandonner les non-voyantes à cause de leur situation pitoyable.

C’était déjà en 2005 ‘que Dr. Michel Kenmogne avait déposé sournoisement sa fonction de président du CJARC, ainsi queLe comptable Samuel Nwuifo, pour la même raison.

Quant au nouveau conseil de gestion du CJARC installé en 2006, le membre Mme. Epagna de la CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale) était une personne de coeur. Mais en 2007, après avoir assisté à deux réunions, elle  aussi a démissionné à cause de la gestion désordonnée et non-transparente.

Malgré sa formation juridique, Tsoungui Norbert qui a été soupçonné d’espionage, n’avait jamais été convoqué aux réunions du conseil de gestion. Ekabe Eyaman Robert, chef d’antenne Douala, a été mis à l’écart aussi, tandis que ces deux non-voyants dévoués avaient été élus en majorité par les membres du CJARC.

En 2008, dans un effort de sécuriser le bâtiment et le patrimoine du CJARC pour ses propres héritiers, Coco Mowa a changé les statuts du CJARC, ceci à l’insu du conseil de gestion . Mais au lieu de prendre des mesures contre lui, le président pasteur Naida Lazare, qui a succédé Dr. Michel Kenmogne, a préféré de démissionner aussi sournoisement comme lui.


Détournement des fonds

Ainsi, Coco Mowa a déçu dautres bailleurs de fonds, comme le partenaire ‘Voir Ensemble”’ en France qui a garanti en 2001 le salaire ‘pour trois ans d’un accompagnateur scolaire qualifié’, nommé Guy Serges Tchakoumegne Noupa. Aussi, Voir Ensemble a donné une contribution d’environ € 5.680,– pour la construction du centre de formation. Pourtant, pendant la dédicace du centre où j’avais rencontré mon confrère Caty Cavaillès, j’ai appris que Voir Ensemble a décidé de ne soutenir que les projets des groupements de femmes non- et malvoyantes à travers le Cameroun. Et après les troubles avec Coco Bertin en 2007, Voir Ensemble a décidé d’arrêter le contact avec CJARC.

 

Le non-voyant Tony Fillion en France qui, en 2000, a formé des non-voyants du CJARC en informatique, s’était retiré aussi à cause des troubles avec Coco Mowa.

 

Dick Tucker, directeur de la fondation Force aux Pays-Bas, après avoir observé le fonctionnement au centre CJARC, a exprimé ses doutes sur la gestion.

Un employé du CBM (Christoffel Blindenmission) a fait le même constat.

 

Dans sa lettre du 8-12-2007, l’enseignant Sambon Dieudonné nous avait écrit aussi:

‘Il y a des organismes qui visitent de temps en tempsà l’occasion des séminaires  que le CJARC a organisé, comme des représentants du Ministère des Affaires Sociales, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, de la Jeunesse, le Bureau International du Travail, le Comité National des Droits de l’Homme, Cordaid,Goodwill et d’autres associations de bienfaisance qui viennent donner des sacs de riz etc.’

 

En effet, début 2005, Coco avait su obtenir un permis de séjour en France à cause de ses problèmes de dos. Depuis lors, il touche aussi un pension mensuel en tant que malade qui le permet de voyager plusieurs fois par an entre le Cameroun et  la Belgique pour entretenir les contacts avec ses bailleurs de fonds en France, en Suisse, en Allemagne et en Belgique.

En 2005, le CJARC a reçu une subvention venant du PAFA(Programme d’Alphabétisation Fonctionnel des Aveugles) par le projet dalphabétisation du PPTE(Pays Pauvres Très Endettés), financé par le FMI (Fond Monétaire International) qui a aussi un siège au Cameroun. En 2006, Coco Mowa a proposé de faire verser cette subvention directement à son compte, à Afriland First Bank où travaille son épouse, mais le Ministère de la Jeunesse a refusé cela.

En 2007, malgré l’effet douteux du projet d”’alphabétisation, le CJARC a reçu à nouveau une subvention du FMI.’

A la même année, Cordaid a financé la première phase d’un autre projet: VADPHAC (Vulgarisation et Appropriation des Droits des Personnes Handicapés de vue au Cameroun). Pourtant, pendant ma dernière visite du 16 au 31 janvier 2009 où jai rencontré plus de 120 non-voyants à travers le pays, jai appris qu’aucun d’eux n’avait profité de ce projet.

En août 2009, Cordaid a arrêté la collaboration avec le CJARC et renoncé au payement de la deuxième phase du projet VADPHAC.

 

Pour bénéficier un soutien financiel du Ministère d’Education National et du Ministère de la Jeunesse et des Sports au Cameroun, du FMI et de l’Union Européenne, il fallait que CJARC ait 10 dépendances à travers le pays. Raison pourquoi Coco Mowa avait créé ces antennes, mais il ne les a guère entretenu ou ravitaillé.

Actuellement, quelques antennes n’existent plus, tandis que d’au’tres se sont détachées du CJARC pour créér leur propre  Groupement d’Intérêt Communautaire afin de sécuriser leurs propriétés recues de Fakkel 2000 et autres donateurs. Voici les antennes transformés en GIC:

CJARC Ebang: GIC Anafrephc (Association Nationale de formation et de réinsertion des personnes handicapés du Cameroun), 2005;

CJARC Njombé: GIC AMO (Aveugles de Moungo), 2007;

CJARC Mbouda: GIC AEAB (Agriculteurs et Eleveurs Aveugles de Bamboutos).

CJARC Ebolowa: GIC APHAVE (Amical des Personnes Handicapés de la Vue d’Ebolowa), 2008;

Nanga Eboko, ASAHS (Association des Aveugles de la Haute Sanaga), 2008.

Aussi les non-voyants à Elig Ngono ont créé leur propre GIC.

CJARC Douala: CALISAM (Centre d’Alphabétisation Sociale, Economique et Scolaire des Aveugles et Malvoyants); 2010. Punt

 

Sport

 

Tsoungui Norbert, élu conseiller du CJARC, a été élu aussi président de l’Association Sportive des Aveugles et Malvoyants au Cameroun.Grâce à notre soutien financiel, l’ASAMC a beaucoup évolué en 2007. Pendant l’absence de Norbert pour une opération en France, la direction du CJARC s’est jointe à celle de l’ANAC (Association Nationale des Aveugles au Cameroun), exploité par le président Paul Tezanou.L’accès aux organismes de l’Occident lui permet depuis longtemps de vivre dans labondance, tandis que les membres de l’ANAC continuent à souffrir.

Avec la création de leur propre Fédération Camerounaise de Sport pour déficients visuels, ils cherchent de supprimer lASAMC par le recrutement de ses dirigeants. Pourtant, en dehors de Martin Luther, personne du conseil de gestion de leur nouvelle fédération n’a jamais pratiqué le sport. Et comme Martin Luther a menacé en public un accompagnateur des aveugles de ne plus espioner leurs affaires, il est à craindre que le seul sport de cette fédération est de toucher les contributions financielles des ONG en Occident.

Quoique cette Fédération non-officielle avait été interdite par le Ministre de la Jeunesse et des Sports au Cameroun, Coco Mowa l’a nommée comme une des mérites du CJARC dans son journal ‘Bartimée’ publié à l’occasion de sa 20e anniversaire le 4 août 2008.

 

L’ASAMC est affillié à l’organisation IBSA én France qui a pour but de promouvoir le sport entre les aveugles en Afrique.En juin 2008, Martin Luther et un complice, nommé Pokam Raoul qui travaille au CJARC, avaient saisi l’IBSA pour organiser en juillet 2008 un stage de formation des entraineurs de goalball. Sans contacter l’ASAMC pour vérifier, l’IBSA avait programmé cette activité. Mais après que IBSA-secrétaire Michel Berthezene ait constaté que l’activité avait été annulée, il a pensé que c’était l’ASAMC qui en était responsable.

Depuis lors, l’IBSA fait plus attention sur de telles personnes malintentionnées qui leur écrivent sans faire partie de l’ASAMC.

 

Le CJARC s’est affilié à l’Unaphac, ‘le grand parapluie des organisations des handicapés en Afrique Central, présidé par le handicapé moteur Gabriel Ondoua Abah,

L’UNAPHAC s’occupe surtout de l’organisation des seminaires; De ce fait, M. Ondoua voyage beaucoup pour ses nombreux contacts internationaux. Dès qu’il reçoit un don, il le partage avec quelques-uns autour de lui.

En dehors de l’Unaphac, M. Ondoua dirige encore une autre organisation lucrative.

Aussi, il avait dirigé en 2006 l’Assemblée Générale du CJARC où il avait insisté la réintégration dans les statuts de l’association, les noms des fondateurs: Coco Mowa et Martin Luther, comme ayant-droits de la patrimoine du CJARC.

 

Le Cameroun est reconnu pour de telles bandes puissantes qui cherchent à supprimer toutes les initiatives des handicapés dans la misère, dans le but de détourner les bailleurs de fonds en Occident pour leurs intérêts personnels. De telles pratiques peuvent subsister à cause de la confiance et l’ignorance des bailleurs de fonds qui sont en plus sensibles à l’handicap des leadeurs corrompus qui savent bien exploiter leur situation.’

 

Business lucratif

 

L’exploitation de la misère des aveugles est un business lucratif au Cameroun.

En 2004 déjà, un malvoyant en France nous avait informé sur les doublures dans les listes des élèves non-voyants du CJARC (représenté par Coco Mowa), de l’ANAC (représenté par Paul Tezanou) et de Promhandicam, école pour handicapés à Yaoundé. Liliane fonds, bailleur qui soutient des élèves handicapés en-dessous de 25 ans, avait d’ailleurs fait le même constat.

 

Dans l’édition de ‘Bartimée’ à l’occasion de la 20e anniversaire du CJARC, Coco Mowa avait réclamé  l’accompagnement des milliers d’élèves et d’étudiants; pourtant, sans éclaircissements.Son école bilingue Louis Braille, fondé en 2004, aurait formé 383 élèves voyants et non-voyants; encore sans division.

 

Dans le projet dalphabétisation, 351 aveugles auraient appris à lire et écrire l’écriture braille. Selon leurs informations, on avait inclus les montants prévus pour des micro-projets après la formation, entre 50 000  F CFA’/€ 76,– et 110 000 F CFA/€ 168,–. CJARC aurait invité les candidats pour présenter leurs demandes, mais aucune demande a été satisfaite.

Ledit projet d’alphabétisation avait prévu aussi un montant pour des bourses, mais ce qui a été fait de ce montant, aucun des étudiants qui le sait.

 

Ensuite, le financement en avril 2008 de l’Union Européenne (partenariat CJARC – PDRPU) pour renforcer la ferme avicole du CJARC à Ahala ett initier une deuxième de 1000 poules en chair. Mais selon Martin Luther, co-fondateur du CJARC, ce projet serait donné comme propriété du CJARC et non pas intentionné pour former les non-voyants en avicole.

 

En octobre 2008, l’Union Européenne a encore financé le projet PASOC pour le renforcement institutionnel de l’organisation CJARC.

A cette époque, Coco Mowa avait ‘modifié les statuts en sa faveur.

 

Dans lédition spécial de ‘Bartimée’, le financement venant de la Hollande et de la France qui a permis la construction du centre CJARC est resté inaperçu. Par contre, Coco a suggéré que le bienfaiteur soit Son Excellence la Première Dame Chantal Biya qui aa ouvert le centre le

30-12-2003 et qui aurait fait un contrat avec CJARC.

 

Nous avons fait la connaissance de Coco Mowa, chansonnier reconnu, comme promoteur charmant et charismatique,mais plus tard, il s’est déguisé comme dictateur escroc.

Pentecôtiste actif,il n’hésite même pas d’abuser la réligion pour ses propres intérêts et se sert d’un réseau qui le favorise envers les bailleurs de fonds.

 

On aurait perdu courage sans la relation si chaleureuse avec tous ces non-voyants démunis que j’ai pu rencontrer face à face et pour qui nous continuerons à nous battre.

Actuellement, nous avons une communication régulière avec notre réseau local, dirigé par Tsoungui Norbert et Ekabe Eyaman Robert, chrétiens dévoués qui ont préféré la pauvreté à l’abus de leurs semblables. Ainsi, depuis le 17 novembre 1994, Robert dirige à Douala le CALISAM (centre d’alphabétisation et d’insertion sociale, économique et scolaire des aveugles et malvoyants.

Nous soutenons le CALISAM, ensemble avec nos amis de Voir Ensemble en France.

Notre réseau s’occupe de l’accompagnement et du contrôle trimestriel de nos micro-projets.

Encore, nous financons plusieurs étudiants prometteurs dans le besoin, mais pas financés par le CJARC, jusqu’au DEA, niveau où ils sont considérés de s’autoprendre en charge.

Dans notre système de favorisation, nous prenons soin de récompenser une attitude active et responsable et de ne pas récompenser une attitude loisive.

Par notre fond d’urgence, pour lequel il y a des critères strictes, nous finançons des jeunes qui, à cause de leur double handicap ou maladie, ne sont pas capables de survivre autrement. Ainsi, grâce à notre subvention trimestrielle, un jeune qui avait perdu par un accident en 1994 les yeux et les bras, a retrouvé le goût de vivre.

Grâce à notre financement d’une opération de cataracte, Deux filles non-voyantes de 9 et 2 ans ont retrouvé la vue.

 

Pour la distribution de nos grands envois semestriels par conteneur, nous avions décidé après ma visite enn 2003 de ne plus laisser la responsabilité à Coco Mowa et les siens, mais à un comité local, dirigé par Robert et Norbert nommé comme responsables pour repartir le matériel didactique et les autres objets d’une manière transparente. Depuis lors, les bénéficiaires à travers le pays nous adressent des messages pour exprimer leur reconnaissance.

 

Organisation modeste,nous n’avons pas l’ambition de nous mêler dans la culture Camerounaise. Pourtant, nous croyons avoir touché le monde de nos confrères non-voyants.

Il est vrai que la réalité de leurs ambitions a été une découverte décevante, mais cela ne nous empêchera pas de continuer ensemble avec eux le combat pour la justice et leur bien-être.

Car qui pourrait abandonner sa famille au Camroun qui souffre?

 

Sur Paul Tezanou, Président de l’ANAC (Association Nationale des Aveugles au Cameroun), nous avons reçu de ses membres de nombreuses  informations négatives; pour eux, il se manifeste comme dictateur. Ainsi, la non-voyante Nguimzeu Madeleine avait eu sa formation de base à Dschang,  mais grâce à notre soutien financiel, elle vit actuellement au Canada. Elle nous a confié que, à l’époque, Paul Tezanou abusait son pouvoir en proposant les filles de coucher avec lui, condition pour bénéficier sa protection. Mme. Fillion, son élève de l’époque,  qui vit actuellement en France, ‘nous a déclaré la même chose.

 

Voici aussi les témoignages de quelques bailleurs de fonds aux Pays-Bas:

 

Mme. Carina Poels du bailleur Sensis International qui a soutenu Paul Tezanou depuis 1997, a arrêté la collaboration en 2001. Suite à nos échanges, elle a découvert que la tenue qu’il porte pendant ses visites aux bailleurs de fonds en Europe afin de provoquer la pitié, est ‘tout différente de ces videoclips de chansonnier au Cameroun.

 

Voici ce que Mme. Poels m’a écrit le 8 avril 2003’:

“Nous avons reçu des demandes venant d’une école de Tchetchang, semblables de son propre école  à Dschang.

Encore, régulièrement Paul T. fait adresser des demandes à nos dépendances à travers les Pays-Bas. Ces demandes ont été soussignés soit par lui-même, soit par ses collaborateurs dont il se sert dde leurs adresses en France.”

Ainsi, M. Dick Tucker de la fondation Force a reçu un projet pour l’installation des puits d’eau que Sensis International avait financé déjà en 1997.

 

 

Ci-dessous, le message de Mme. I. Sauerbier de Liliane fonds, date 22-9-2002:

 

“Cher monsieur,

 

Grand merci pour les informations concernant le soutien apporté aux organisations et personnes qui sont engagées au coté des aveugles au Cameroun. J’ai rencontré les deux personnes dont vous avez parlé: Coco au Pays-Bas, et Paul Tezanou à Dschang, dans son propre terrain d’action. A cet effet, Paul T. s’est rendu dans notre bureau au mois d’aout dernier pendant mon absence. Cependant, un de mes collègues l’a reÇu.

La rencontre avec les personnes concernées avait été trop brève pour pouvoir donner un bon jugement. En tant que Liliane Fonds, nous avons décidé de ne pas travailler avec Paul T. La raison en est qu’il est trop souvent absent à cause de ses autres fonctions. Ainsi, nous pensons que le controle de l’aide apporté ne puisse pas bien être effectué. Durant notre visite nous avons constaté que Paul T. est connu de beaucoup de personnes, il ne passe pas inaperÇu. En plus, nous avons remarqué qu’il est capable d’exercer beaucoup d’influence sur d’autres personnes. Le risque existe que de telles personnes monopolisent trop de pouvoir, en sorte que la réalisation de l’objectif final qu’est le soutien aux aveugles (dans notre cas: les enfants) devient difficile.

Je ne comprends pas pourquoi il est exigé d’être d’abord membre de l’organisation de Paul T. avant qu’un autre projet destiné aux aveugles soit soutenu. Nous avons pourtant vu un bon exemple à Bafoussam, ou Arc-en-ciel, une organisation constituée des jeunes handicapés qui s’entr’aident mutuellement, a mis sur pieds un internat pour enfants aveugles. Actuellement elle reÇoit le soutien d’autres organisations. C’est un projet simple, mais très prometteur.

A propos de Paul T., des doutes ont été également exprimés concernant quelques personnes (3?) ayant suivi des des stages ou des cours dans son école. Il y auraient eu des problèmes parce que l’argent destiné à ces personnes ne leur avait pas été remis, mais plutot utilisé à d’autres fins. Notre médiateur (Sr. André des Filles de la Charité) qui résidait non loin de l’école des aveugles, a dü accueillir et aider ces personnes. Elle m’a raconté que Paul T. s’est marié récemment et que les noces ont été gigantesques et très couteuses. Qui a donc financé une telle dépense?

Nous vous souhaitons beaucoup de sagesse lors de votre prochaine réunion.

 

Cordialement,

Ineke Sauerbier, chargée de la relation avec le Cameroun.”

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