Paul Tezanou, anarque de la situation misérable des enfants non-voyants à Dschang

Paul Tezanou, anarque de la situation misérable des enfants non-voyants à Dschang

Pendant monséjour au Cameroun, du 2 au 18 mars 2011, j’ai interrogé deux témoins sur la situation à l”’école de Paul Tezanou à Dschang:

Nadège, ‘qui y a fréquenté de 1998-2008, et

Adelaïde, enseignante/transcripteur de 2005 à 2010. .

L’école en tant que tel n’existe pas. Én effet, les non-voyants de Dschang fréquentent au collège catholique Notre Dame. Dans le centre de Paul Tezanou, Christiane Ngaloti, une Congolaise non-voyante,enseigne le braille aux tout petits. Les autres einseignants ne sont que des transcripteurs et traducteurs de braille en noir et inverse.

Les élèves composent en braille. Tezanou distribue les rames de papier braille ainsi que des tablettes, du moins s’il y en a, mais pas d’autre matériel. C”’est pourquoi, pendant la Journée de la canne blanche le 15 octobre 2010 où nos partenaires avaient distribué des cannes, les élèves ont essayé d”’obtenir aussi une canne. Tezanou, qui figure aussi dans la photo faite de cette occasion, n’avait rien à distribuer.,

Le centre comporte une petite veranda, un salon, trois chambres, un magasin, une cuisine, deux douches et une salle d’atelier. L’aide n’est pas régulière; seulement pendant les manifestations où Tezanou fait venir des instructeurs de dehors pour leur apprendre à tisser où d’autres aptitudes, ceci pour convaincre les bailleurs qui viennent visiter le centre.

Quant à l’hygiène au centre, sans aucune instruction ou controle, les élèves non-voyants sont obligés de nettoyer le dortoir et de faireleur lessive. Pendant le weekend, les élèves sont m~eme obligés de préparer leur nourriture. Les voisins sont au courant de la situation déplorable. Pourtant, Tezanou interdit aux voyants d’assister les enfants.’

C’est lui qui encaisse les frais de scolarité, pour chaque élève 225 000 F/€ 343,50, pour le Cameroun un montant non-négligeable.

Actuellement, deux non-voyants qui ont fréquenté là-bas ont créé leur propre centre à Bafang.

Pour bénéficier une bourse de lAssociation Valentin Hauÿ à Paris, les étudiants Camerounais sont obligés de passer devant une commission dont Paul Tezanou est celui qui les recommande. Pour cela, il oblige les étudiants de déclarer que c’est lui seulement qui les a soutenu jusque là.

Ngalle Alfred Janvier, un étudiant qui avait reçu notre soutien depuis 2008, avait joué le jeu jusqu’à la reception de sa bourse. Ensuite, nous avions envoyé notre correspondance avec lui à la commission.

Pendant mon séjour au Cameroun, deux membres du CONAFAC ( Comité Nationale des Femmmes Aveugles du Cameroun) m’avaient visité. Le CONAFAC est une branche de l’ANAC ‘(Association Nationale des Aveugles du Cameroun), dont Tezanou est le président/directeur.Le CONAFAC compte 27 femmes qui se soutiennent entre elles. Elles ne reçoivent aucun soutien financier de lANAC. Faute de moyens financiers, selon le dire de Tezanou.

 

Quant à sa vie privé, Tezanou possède deux maisons très luxueuses, dont une en étage, sur un terrain entouré de barrière. Il détient cinq voitures berlines, trois pour lui-même, une pour son épouse légale, qui garde la maison pendant son absence, et une pour sa maîtresse.

Tezanou voyage beaucoup afin de maintenir son status quo et pour trouver à l’Occident les moyens  pour son école fictive.

Pourtant, l’influence des personnes comme Tezanou commence à ‘diminuer. Ainsi, le nombre des élèves a baissé de 35 en 2000 à 15 en 2010. Les bailleurs commencent à découvrir la vérité, mais ceci affecte aussi les initiatives sérieuses pour soutenir les aveugles.

Ainsi, aux Etats-Unis, on a suspendu depuis mars 2010 le soutien à cause de la corruption de Paul Tezanou et de Coco Bertin Mowa qui exploite toujours notre centre de formation à Yaoundé comme école intégrée ‘Louis Braille’. Selon le dire dun enseignant là-bbas, se trouvent plus de 200 élèves dont seulement 30 ont des problèmes visuels. Dans le dortoir du foyer, il y a aussi une situation d’hygiëne déplorable.

 

Notre fondation se sent obligé davertir les bailleurs de fonds ainsi que les personnes de bonne volonté contre les malversations de telles personnes, mais sans toutefois oublier la situation ‘misérable des enfants non-voyants.

 

Mme. Truus Jonker,

secrétaire générale de Fakkel 2000,

Pays-Bas,

site www.fakkel2000.nl.

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