Survivre malgré l’oppression Mes expériences pendant ma mission d’évaluation de nos activités au Cameroun

Tôt dans la matinée du 14 avril 2013, je me rendais avec mes compagnons de voyage Mr. Peter, le conseiller de notre fondation Fakkel 2000 et son ami, à l’aéroport Zaventem de Bruxelles. Ils n’étaient pas du tout contents de voir qu’en dehors de trois valises, je trainais également quatre sacs à main lourds. Cependant, originaire du Sud des Pays-bas, je savais que les Belges ne compliquent pas les non-voyants comme moi qui oeuvre pour la bonne cause.

Ainsi, tout s’est bien passé et dans l’avion, on nous a bien soigné. Grâce à la gentillesse de mes deux compagnons de voyage prêts à me donner des explications sur le vol, je pouvais savoir à quelle hauteur nous volions et les pays que nous traversions; aussi je me réjouissais de chaque seconde du voyage.

A 16.20, heure locale, nous avons atterri à l’aéroport de Douala. A ma demande, le comité d’accueil habituel était réduit, mais comptait encore quatre membres, sous la conduite de Robert Eyaman, dirigeant de ACFISA (Association pour la Formation et l’Insertion Sociale des Aveugles). Nous nous sommes dirigés à son domicile où j’allais loger durant les premiers jours. J’étais l’objet de curiosité, car dans ce quartier, les blancs ne viennent pas.

Après le repas collectif, j’allais déballer mes valises  afin de distribuer quelques objets et de rassembler mes affaires de première nécessité. Dans cette tâche, j’étais  éntouré de trois gamins qui essayaient de me venir en aide. Ensuite, on m’a conduit vers une petite batisse délabrée qui servait de sanitaire pour plusieurs familles. Il a d’abord fallu chasser quelques poules de là. Puis, à ma demande, un gros clou a été fixé dans le mur pour accrocher mon sac afin de pouvoir au moins tenir mon linge au sec. J’étais épuisé à cause de trop me concentrer et du remue-ménage autour de moi. Pendant un moment j’étais envahie par le désespoir, mais par expérience, je savais que je finirais par m’y habituer.

 

Le lendemain matin, nous nous sommes levés à cinq heures. Une demi heure plus tard, on m’avait servi déjà un plat de pommes de terre frites. Fort heureusement, mon corps diabétique pouvait courageusement supporter cette hospitalité pendant tout  mon séjour.

Quelques jours avant ma venue, le contenaire avec nos 70 colis était arrivé et déchargé sur la voie publique. Très rapidement, tous les colis avaient été mis en sécurité.

Ainsi, lors de nos visites auprès des différents groupes d’aveugles à travers le pays, nous avons pu amener le matériel didactique comme les machines braille, ainsi que le matériel de secours et veiller à une repartition équitable.

Après avoir attendu une demi-heure sur le bord de la route, nous avons trouvé un taxi pret à nous conduire à Njombé avec nos bagages. Là-bas, nous avons trouvé mes compagnons de voyage déjà sur place. Ensemble nous avons visité le bâtiment en bois du Groupe AMO(Aveugles de Moungo). En tant qu’ingenieur en bâtiment, Mr. Peter a jugé préférable de reconstruire ledit bâtiment en matériels durables; pour cela, il avait déjà fait un plan.

Ensuite, ils ont poursuivi leur voyage vers Njinikom, dans le nord, où ils esperaient arriver avant la tombée de la nuit. Nous avons alors visité la mission de l’église catholique ainsi que le groupe des aveugles. Tout le matériel que nous avons ammené a été distribué avec soin entre les membres et chacun était satisfait.

Le curé de la mission nous a invité à prendre un repas, puis il nous a gentiment ramené avec sa voiture à Douala.

Ce soir là vers neuf heures, je suis allee au lit dont je partageais comme d’habitude avec la femme de Robert et leur dernier bébé. Pourtant, je n’ai pas tenu compte de la soi-disante petite saison de pluies. Au milieu de la nuit, le vent s’est mit à souffler  et un torrent de pluie s’est mit à tomber accompagné d’un violent orage. A travers la toiture en tôles, les gouttes coulaient partout. Je me suis alors couverte avec mon pagne pour me protéger et me demandais ce qui adviendrait de toutes les effets.Mais les autres dormaient tranquilement.

 

Le matin du 16 avril, à cause de la pluie, nous n’avons pu sortir qu’a neuf heures. La pluie diluvienne avait provoqué de gros dégâts dans le quartier. Ainsi, il y avait des maisons qui étaient remplies d’eau qui sortait à travers les fenêtres.

Ce jour-là  et celui d’après, nous avons visité nos micro-projets grâce auxquels les bénéficiaires peuvent subvenir à leurs besoins de base, quoique certains d’entre eux  demandent encore un soutien financier supplémentaire afin d’élargir leur projet.

Entretemps Robert était constamment sollicité au téléphone. J’avais ainsi constaté combien il est engagé dans la recherche des solutions aux problèmes de ses semblables, tandis que sa famille et lui-même vivent dans la pauvreté.

J’ai également passé une nuit chez Samba, le moteur du moral des non-voyants. Etant donné que, en dehors de sa cécité, Samba n’a plus ses deux mains, nous le soutenons financièrement depuis 2006. Sa petite fille Emmanuelle, âgée de deux ans et demi,  bavardait sans repis et était visiblement attachée à son père. Samba m’a raconté avec fierté comment il parvenait avec ses demi bras pointus au bout, à baigner sa fille.

Tôt dans la matinée du 19 avril, nous avons quitté Douala par autobus pour nous rendre à Bafoussam afin d’y visiter l’école du CISPAM (Centre d’Intégration Sociale des Personnes Aveugles et Malvoyants).

Le voyage par bus a duré environ six heures. Robert avait premièrement proposé d’effectuer ce voyage dans la nuit parce que cela serait bon marché et plus rapide. Mais en voyageant pendant la nuit, nous courrions le risque d’être attaqués par des bandits. Bien que la police effectue des patrouilles pendant la nuit, elle n’intervient pas en cas d’agression.

Nous avons donc pris le bus du bas-peuple. Une heure et demi plus tard, le chauffeur s’est arrêté pour permettre aux passagers de se mettre à l’aise. Le bus s’est vidé et tout le monde s’est précipité sans gène dans la broussaille le long de la route pour y faire ses besoins.

A chaque payage, le bus était envahit par les vendeurs de produits alimentaires. Ainsi, il y avait aussi une vieille maman qui vendait des rats rôtis, Non pas des rats domestiques, m’assura-t-on, mais des rats sauvages qui peuvent peser jusqu’à deux kilos.

Après l’accueil chaleureux par le directeur Samuel Fondop, un malvoyant, nous avons visité son établissement bien organisé. Durant notre visite à l’école, nous avions des échanges animés avec les élèves parmi lesquels nous avons soutenu trois. Nous avons aussi visité la crèche pour parents du voisinage, laquelle a été créée pour generer des revenus au profit du centre. La responsable, une voyante, instrusait les adolescentes qui voulaient donner un coup de main. Et voilà les trois lits pliants pour bébé, la chaise d’enfant et la poussette ‘que j’avais organisé en 2012 dans notre magasin d’occasion. Parmi les douze colis que nous avons laissé, se trouvait une énorme boîte contenant des pierres de construction en couleurs.

 

 

 

Le lendemain matin à six heures, on nous avait accompagné à la gare routière pour notre voyage vers Yaoundé. Le voyage par autobus devrait durer quatre heures. J’étais serrée entre deux corpulentes femmes prêtes à me fournir des informations/. Dans le bus se vendaient différents remèdes soi-disant miracles contre toutes sortes de maladies parmi lesquelles les MST les plus effrayantes. Avec bravoure, le vendeur faisait la promotion de ses produits et je l’ecoutais avec frustration. Les autorités interdisent  ce genre de charlatanisme, mais certaines agences de voyages ferment carrément les yeux.

A Yaoundé, à cause de ma venue, la branche de notre fondation, opérationelle depuis mai 2012, avait planifié une réunion extraordinaire dans la maison du président Tsoungui Norbert.

Judith Tsafack-Sonn de l’ex-Ambassade des Pays-bas était présente aussi, ce qui nous a permis de prendre des décisions pratiques.

 

Le 21 avril, avec la voiture de Judith, nous avons premièrement visité le groupe des aveugles de CANVÉ où sont formés les aveugles dans le tissage des paniers et le Petit élevage.

Le niveau de formation était relativement élevé. CANVÉ veut collaborer de manière transparente, sans distinction de sexe, de religion et de tribu. Beaucoup d’organisations en Afrique font en effet face aux luttes tribales.

Nous avons parlé de la demande de leur projet de moulins céréales en vue de pouvoir subvenir à leurs besoins de base.

Ensuite nous sommes allés avec Judith à Ebang pour y rencontrer le groupe AESOPHAP. Nous y avons trouvé la porcherie et le puits d’eau financés en 2009. Durant la peste  porcine en 2012 qui a fait rage dans tout le pays et lors de laquelle 200.000 porcs furent touchés, ils avaient pu vendre les leurs juste à temps. Ils désiraient à présent recommencer avec un autre projet, mais nous leur avons conseillé d’utiliser l’argent de la vente pour acheter de nouveaux cochons parce que les nécessités étaient déjà disponibles.

Après nos visites, nous sommes rentrés sur Yaoundé. Sur le chemin du retour, nous avons été pris de court par une pluie torrentielle suivi d’un orage crépitant. La voiture de Judith menaçait d’être coincée dans la coulée de boue. Entretemps, elle nous racontait que, dernièrement, dans son quartier Mimboman, une bande de délinquants avait arraché des jeunes femmes de leur mototaxi pour les étourdir afin de retirer leurs organes et les vendre pour en faire la magie noire. Fort heureusement, la bande a été arrêtée par la police et se trouve actuellement en prison.

 

Le 22 avril, nous nous sommes rendus vers la commune rurale Elig Ngono où se trouvent les aveugles non scolarisés; la pauvreté parmi eux est navrante. Néanmoins, ils avaient construit un poulailler solide et spacieux d’une capacité de 500 poussins.

 

Les 23 et 24 avril, nous avons visité à Ebolowa le groupe dynamique APHAVE qui avait construit un magasin spacieux au marché. Ils voudraient relancer leur projet avicole que nous avions financé en 2009.

 

Le 25 avril, j’ai été invitée par le DAMIC, Dynamique des Aveugles et Malvoyants Intellectuels du Cameroun. Le DAMIC a été créé en octobre 2011.

Lontem Edwin, un étudiant anglophone de Buéa que nous avons soutenu depuis 2011, travaille depuis juillet 2012 comme analyste statistique au Département Budgétaire du Ministère des Finances. Evelyne Angonwi espère d’écrocher son master en sociologie cette année. Elle a commencé en 2007’. Après avoir perdu la vue, elle a repris à nouveau ses études en 2010. Nous la soutenons depuis 2011.

Au Cameroun, quand on est aveugle, il faut avoir un moral d’acier pour faire des études. Car dans les amphithéâtres bondés et tumultueuxs, il faut pouvoir se maintenir au milieu de mille camarades. Et quand on n’a pas 3’00 f cfa pour prendre le taxi, on doit râter les cours.

Par contenaire, nous avions expédié trois ordinateurs en bon état auxquels est installé le système Ubumtu, développé au profit des aveugles dans les pays en voie de developpement.

 

Le 26 avril, nous sommes retournées à Douala où un jour avant mon depart, une réunion était planifiée avec les 64 membres de l’organisation ACFISA. Pour les cas les plus déplorables, nous chercherons en accord avec Robert une solution.

Les nombreux colis que nous avons amenés ont été distribués par les assistants voyants qui connaissent la taille et le pied de chacun.

Dans l’après-midi, nous avons eu un entrétien avec une agence immobilière renommée au sujet de lachat d’un terrain de construction pour le centre d’enseignement CALISA. Cela nécessite des connaissances specifiques appropriées dans cette culture pleine de tracasseries et de blocages.

Entretemps, un ami qui enseigne aux universités à travers le pays a offert gratuitement un terrain de 1000 m2.

 

Pendant mon séjour, j’ai aussi reçu des informations venant de tous les cotés concernant Paul Tezanou, chansonnier et dirigeant de l’Association Nationale des Aveugles du Cameroun depuis une trentaine d’années. Dans mon rapport de voyage de 2011, je faisais mention de deux témoins: une ancienne élève, Nadège qui habitait dans sa soi-disante école à Dschang de 1998-2008, et une employée, Adelaïde. Un contact hollandais aurait informé Paul Tezanou à ce sujet, raison pourquoi il les avait blamé et même menacé. C’est ainsi qu’il m’a été demandé désormais de ne plus mentionner les noms de mes informateurs.

 

Cette fois-ci, un ancien élève m’a confirmé que Paul Tezanou faisait venir des enseignants des villes voisines lors des manifestations afin de demontrer comment il enseigne le tissage de chaises et d’autres aptitudes. Après cette pantomime, les responsables de projets repartent chez eux convaincus et les pseudo-enseignants retournaient également chez eux.

Plusieurs groupes d’aveugles à travers le pays m’ont dit que Paul Tezanou ne leur a jamais apporté de l’aide. Ainsi, il ne leur accorde pas de crédit pour leurs micro-projets parce que, selon lui, il ne reverrait plus jamais son argent. Mais au fait, à qui était destiné cet argent?

Les aveugles qui ont occupé des positions clés au sein de l’association nationale, comme par exemple les délégués provinciaux, ont quitté l’ANAC pour créer leurs propres centres.Ils m’ont dit que, régulièrement, Paul Tezanou leur avait donné l’ordre d’élaborér des projets avec devis, mais ceux-ci sont toujours restés sans suite.

La recette pour la réussite est simple: on sait que les donateurs potentiels sont souvent seulement en contact avec celui qui introduit le projet; ils n’ont pas accès au groupe cible.

Les donateurs n’échangent habituellement pas aussi les informations entre eux et il ne leur appartient pas de dévoiler la corruption. De plus, si nécessaire, on peut utiliser son handicap pour susciter la compassion des baillleurs de fonds en Occident.

Mais dans notre fondation, toutes ses manigances ne marchent pas. En 2000, nous avions déjà attiré l’attention de l’ancien SENSIS International aux Pays-Bas sur les pratiques frauduleuses de Paul Tezanou. En 2004, Carina Poels qui en était responsable, nous écrivait:

“Paul fait regulièrement envoyer des demandes à nos dépendances. Ces demandes ne sont pas toujours signées par lui-même, mais parfois par ses collaborateurs. Ils utilisent souvent des adresses postales en France.”

Depuis janvier 2006, nous avons aussi averti le bailleur Oogfonds Nederland sur cette corruption, mais elle rejette nos constatations sous prétexte qu’elles seraient fausses.

Pour pouvoir obtenir une bourse d’études de l’association Valentin Hauÿ à Paris, les étudiants du Cameroun doivent être jugés par une commission. Pour cela, seul Paul Tezanou peut les recommander.Il exige alors que chaque candidat doit déclarer à la commission qu’il est exclusivement soutenu par lui. Ngalle Janvier Alfred, un étudiant que nous avons soutenu depuis 2008, a joué à ce jeu. Après l’obtention de sa bourse d’études, nous avons informé la commission.

Paul Tezanou fait tout pour saboter les initiatives des autres organisations pour aveugles afin de pouvoir  profiter seul. Ce qui est navrant, c’est que les aveugles peu scolarisés sont facile à manipuler et intimider. C’est pour cela qu’ils m’ont parlé en termes voilés de leurs expériences et n’ont surtout pas osé se revolter contre lui de peur de perdre le peu qu’ils ont.

Mais sur ceux qui ont reçu une formation supérieure, Paul Tezanou a moins d’influence. Lors d’une rencontre avec le DAMIC j’ai posé la question filosophique: si l’on est en train de remplir un seau et que l’eau s’échappe en dessous, doit-on (a) continuer à le remplir, b) arrêter de remplir ou c) chercher à savoir où se trouve le trou?

Ils ont immédiatement compri à qui je faisais allusion. J’ai alors évoqué la demande de Paul Tezanou concernant l’acquisition des pompes à eau qui, après avoir financé, avait été présenté à un autre bailleur. A ces propos, les auditeurs ont éclaté de rire: son jeu habituel.  Il ne peut pas intimider les membres du DAMIC; leur formation est supérieure à la sienne.

Etant donné sa position autoritaire d’une part, et en guise de test d’autre part, je me suis également discretement renseignée sur les abus sexuels éventuels des élèves mineurs; mais mes informateurs m’ont rassuré que nulle part, il était question de cela.

Quant au comité Nationale des Femmes Aveugles du Cameroun, mis en place par  l’ANAC au sein duquel des femmes instruites se soutiennent mutuellement, quatre membres y ont déclaré séparément que leur CONAFAC n’avait jamais reçu de soutien de lui parce qu’il n’en aurait pas les moyens.

Néanmoins, afin de maintenir son status quo, Paul Tezanou est constamment en voyage une bonne partie de l’année. Il assume aussi des fonctions paralelles,  raison pour laquelle Liliane fonds aux Pays-Bas n’a pas souhaité travailler avec lui.

Dans sa quête de financements il engage ses qualités de démagogue pour convaincre les bailleurs occidentaux. De même que, dans un conte Allemand,  le piégeur de rats de Hamln séduisait jadis les enfants avec son jeu de flûte et les entrainait avec lui, ainsi agit Paul Tezanou avec les femmes, et non seulement les femmes Africaines.

Mais tandis que dans l’histoire les enfants ne revenaient plus jamais, ici c’est l’argent des bailleurs qui disparait sans laisser des traces.

De tout coté j’ai ainsi apris que: lorsque Tezanou boit un verre, il s’en orgueillit ‘qu’il dispose tant d’argent qu’il ne sait même pas quoi en faire.

Toutefois, grace aux publications sur internet, son influence  commence à diminuer.

Aussi, a-t-il peur de perdre le monopole dont il jouit depuis les années 1980 durant lequel il n’a cessé de mentir et de produire des rapports falcifiés. C’est pourquoi en 2010, finalement il a entrepris des actions pour l’amélioration des conditions de vie et d’habitation misérables dans son centre pour aveugles de Dschang.

 

Pour le centre de formation pour jeunes aveugles à Yaoundé, notre fondation avait financé la construction. Le 30 décembre 2003, le centre a été inauguré par Son Excellence Chantal Biya. Pourtant, Coco Bertin Mowa, le directeur de l’organisation CJARC, a  changé de son propre chef en 2004 la destination en ecole primaire intégrée nommée ‘Bartimée’, comme projet générateur. Mais à cause de cela, le dortoir, l’atelier et la cuisine d’instruction pratique au profit des jeunes aveugles servent à d’autres fins. Le non-respect du but originel suffit déjà de le poursuivre juridiquement. Pourtant, le centre ne peut pas revenir à sa progéniture; en cas de dissolution de l’organisation CJARC, sa patrimoine échoit à l’Etat qui est obligé d’en chercher une destination qui correspond avec le but originel.

Qu’à cela ne tienne, l’école ‘Bartimée’ fonctionne toujours en tant que tel. Dans le foyer vivent environ 35 élèves ayant un handicap visuel. Faute de transparence de coco Mowa, depuis 2006 notre fondation ne soutient plus le CJARC.

 

Le jour de mon depart, je me suis rendu dans la matinée à l’église en compagnie de Robert pour remercier Dieu du fait que tout s’était passé en bonne sécurité durant mon séjour.

Un aveugle de Mbouda que nous soutenions en 2009, y avait pu vendre ses Cd’s.

La lecture de l’Evangile portait sur le riche avare et le pauvre Lazare à qui même les miettes tombées de la table du riche étaient refusées. Mais après leur mort, les rôles s’étaient inversés.

Existerait-il pour tous nos amis aveugles défavorisés du Cameroun tout de même une justice?

 

Le 29 mai 2013,

Mme. Truus Jonker, secrétaire

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