Témoignage d’une victime d’une explosion de grenade

Témoignage d’une victime d’une explosion de grenade

 

 

Préface, par Marc BIMOGO

 

 

Ce livre transmet un virus : la rage du virus, la volonté d’un jeune de vivre à plein qui parle de son enfance, lutte contre le destin, la foi dans l’avenir d’un enfant devenu handicapé par la négligence d’un militaire.

En effet, Samba Bamen est devenu aveugle un beau matin du 14 octobre 1994, alors qu’il n’avait que besoin de croquer la vie à belle dent comme tous les jeunes de son âge.

Malgré sa nouvelle situation, Samba Bamen exprime une foi dans la vie qui est tonifiante, une joie de vivre qui étonne chez un garçon de son état. Sa familiarité avec l’évangile lui a donné un langage spirituel et réconciliant comme on peut constater dans certains passages de son livre.

Maîtriser le destin, croire en Dieu, se mettre en capacité de comprendre le monde, participer à l’édification de son pays, tels sont les mots de ce livre.

Il est vrai que, aveugle et handicapé de deux bras, Samba Bamen Zachée ne dispose pas de notes prises jours après jours, il s’agit plutôt d’un partage d’une certaine sagesse de vivre, d’une folie de vivre également, car au détour des phrases, apparaît peu à peu de façon inattendue, une manière de croire et d’espérer.

Je pense que, ce que ses yeux n’ont pas vu, son cœur l’a contemplé.

 

Marc BIMOGOABERI

Es t un quartier de la ville de Douala, capitale économique du Cameroun, il est situé à la rive droite du fleuve WOURI ; la quartier dont les habitants sont en majorité Anglophone, Bamiliké et Sawa abrite également l’une des zones industrielles de la ville.

On y trouve également deux grands hopitaux à savoir : l’hôpital de Bonasama et l’hôpital CEBECC (Communauté Baptiste Evangélique Chrétienne du Cameroun). Ce dernier est l’œuvre des missionnaires ; c’est donc dans cet hôpital qu’un après midi du 28 décembre 1975, sous un soleil fatigué, plongeant dans les profondeurs obscures de l’horizon que viendra au monde un bébé, naissance survenue un mois et demie avant la date prévue.

Cet enfant à qui on décidera de nommer SAMBA BANEN Zachée est donc comme ses parents originaire du département du NKAM, arrondissement de NKONDJOCK, est issu d’une famille à revenus modestes, de sept enfants dont quatre filles et trois garçons. Après sa naissance et comme il est de coutume, tout enfant né avant la date prévue pour l’accouchement est placé dans la couveuse pendant un certain temps, il fut donc placé dans la couveuse pendant trois mois et restait sans assistance médicale. Durant toute période raconte-il, ma mère venait me rendre visite une fois par semaine, il faut rappeler que ma naissance avait créé la mésentente au sein de la famille car, certains membres de la famille estimaient qu’il fallait m’abandonner à l’hôpital me contraignant ainsi à mourir, mais ma mère avec fermeté s’opposa à cette idée. Il faut le rappeler que pendant cette période j’étais nourri par sonde, car ma mère pressait ses seins pour obtenir le lait qu’on me faisait boire à travers la sonde.

Le temps passa, et, ma sortie de l’hôpital, ma mère me ramena à la maison au quartier Mboppi et c’est là, dans ce quartier que je vais grandir jusqu’à l’âge de trois ans, j’irai à l’école maternelle de CEBECC (Communauté Baptiste Evangélique Chrétienne du Cameroun) pour mes premiers pas dans ce monde du savoir.

Après mon cycle maternel à l’école de CBECC de MBOPPI, en passant il faut retenir que MBOPPI arbitre le plus grand marché de la ville de Douala et même de l’Afrique centrale. Mes parents décidèrent que je parte continuer mes études primaires dans notre département d’origine le NKAM à yabassi son chef lieu, c’est ainsi que je fus inscrit à l’école publique du plateau.

Après donc ces années passées à Yabassi et suite à l’affectation de mon oncle à KOUSSERI dans le Legone et Chari, province de l’extrême nord, je partis le rejoindre et c’est dans cette ville que je commençai mon cycle secondaire, il faut tout de même dire que mon oncle avait été affecté à l’extrême nord en qualité de militaire dans l’armée camerounaise.

A mon retour à Douala en 1988, je trouvais que mes parents étaient déjà fatigués physiquement et ne pouvaient plus subvenir à beaucoup de nos besoins. Je m’étais alors mis à travailler dans les chantiers comme aide maçon, ce qui me procurait un petit revenu me permettant d’aider mes cadets. Dans l’espoir de trouver un emploi stable et rémunérateur, j’avais déposé des demandes d’emploi dans plusieurs sociétés privées et parapubliques de la ville qui malheureusement n’avaient pas connues de suites favorables. C’est donc par la débrouillardise et péniblement que durant des années je menais ma vie jusqu’à ce fameux jour, ce triste jour, au cours duquel j’étais tombé dans la cécité.

 

Je me souviens encore de ce fameux jour de mon accident comme si c’était hier et pourtant beaucoup d’années se sont déjà passées et certainement beaucoup de choses se sont également passées.

Ce 14 Octobre 1994, à mon réveil j’étais très content, car je devais me rendre au village accompagner mon oncle maternel, chez qui j’avais passé une bonne partie de ma vie à l’extrême nord          lors qu’il servait à l’hôpital militaire de KOUSSERI. Il faut noter ici qu’a la veille de ce 14 octobre 1994, un ami du quartier, plus connu sous le surnom de Song Fabrice était venu me chercher pour une ballade nocturne et nous nous étions rendus à la boîte de nuit appelée (Grand Ndé) et ce soir là nous étions rentrés plus tôt simplement parce qu je devais voyager le lendemain.

Revenu à la maison le soir vers 23 heures, j’avais trouvé mes frères et mon cousin autour de la table entrain de s’amuser avec un objet qui ressemblait à un ballon, ne pouvant identifier cet objet, j’avais demandé à mon cousin Guy de quoi s’agissait-il, il m’avait alors dit que c’était un jouait, curieux, je lui avait demandé la provenance de cet objet, il me répondit qu’il avait ramassé cela dans un coin de la chambre derrière la penderie à côté de la mère poule qui couvrait ses œufs.

Après cette causerie, je partis me coucher pour être en forme le matin et mieux voyager. Mon oncle (NGOTE Jonas) militaire avec qui je devais voyager était rentrer ce soir là vers 24 heures dans un état d’ivresse avancé, incapable de remarquer les agissements de mes frères.

Dès 6 heures du matin ce vendredi 14 Octobre 1994, j’avais sorti la moto de mon oncle avec laquelle nous devions voyager et ceci alors que tous les autres membres de la famille dormaient encore. Après avoir fini de laver la moto, j’entrais naïvement dans la chambre et mon cousin Guy qui avait trouvé l’objet à la veille, ceci tout simplement parce que la réponse de la nuit ne m’avait pas satisfait, c’est alors qu’il prit cet objet qui était posé à son chevet et le mis entre mes mains, il était alors 6 heures 30 mn. A peine j’avais commencé à admirer l’objet qui explosa entre mes mains. Cette explosion avait causé beaucoup de dégâts, avec elle je m’étais retrouvé avec mes deux bras coupés, mes yeux crevés, mon ventre percé avec mes intestins qui pendaient à l’extérieur, ceci après été projeté à plus de trois mètres en haut et ce sont les chevrons de la toiture de la maison qui m’avaient retenu ; car l’explosion était très forte et avait causée la panique générale dans le quartier. La chambre était couverte de sang, mon sang et graves encore les morceaux de ma chair se retrouvaient collés aux murs de la chambre.

Mon cousin Guy s’en sortira avec de légères blessures, car dans sa fuite, il avait détruit un côté des murs de la chambre qui était fait en planches. Quelques instants après, j’étais plongé dans un profond coma et je fus transporté à l’hôpital Laquintinie par un voisin du quartier appelé Pascal.

Notre concession s’était alors transformée en lieu de deuil, cet évènement avait suscité beaucoup d’interrogations, car les gens voulaient savoir ce qui s’était réellement passé, ne pouvant pas avoir la vraie version des faits, chacun racontait tout qu’il pouvait imaginer et les commentaires allaient ainsi bon train, chacun racontant l’histoire à sa manière et pour son compte. Persuadé que j’allais mourir dans les heures qui suivaient, certains de mes proches et amis avaient cru bon de vite récupérer mes vêtements, mes chaussures et bien d’autres objets importants ; malheureusement leurs pensées n’étaient pas celles de Dieu.

Arrivé à l’hôpital j’étais admis dans la salle des urgences, mieux des cas graves et là-bas, seule ma mère et les médecins étaient autorisés à me voir, les autres membres de la communauté NKAMOISE très solidaires étaient restés dans la cour de l’hôpital tout en larme. Les médecins devant cette situation, ce cas effrayant et unique proposèrent à mes parents de mettre fin à ma vie, car pour eux, je ne pouvais pas survivre ; mon père refusa cette proposition estimant que ma vie ne dépendait pas de lui mais de l’Eternel Dieu.

Les médecins déçus et pour décourager mon père exigèrent une forte somme d’argent pour les premiers soins. Incapable de trouver une telle somme, mes parents allaient plaider auprès du Directeur de l’hôpital de l’époque, le feu Docteur MBASSI qui était un homme de cœur, ce dernier pris compassion offrit des médicaments estimés à une importante somme d’argent à mes parents, mais malgré cet important lot de médicaments, les médecins refusèrent toujours de m’administrer le premier tristement, il avait fallu l’intervention de madame NKOH Colette de l’hôpital de district de Logbaba pour que ces derniers acceptent enfin de commencer les soins. Ma tension ne cessait d’augmenter durant toute la période des premiers soins, ce qui surprenait tous les médecins qui finirent par dire que les gens de YABASSI sont des sorciers, pour moi c’était le Seigneur qui opérait là une fois de plus un miracle.

Après trois jours et trois nuits de profond coma, je reprenais progressivement conscience et de mon réveil, je demandais à ma mère qui était restée à mon chevet ce que je faisais couché au lit et ou je me trouvais. Elle me répondit d’une voix triste que je venais d’être victime d’un accident dont on ignore la cause ; ce fut pour moi un coup dur.

Durant mon traitement, on m’injectait en moyenne quatre antibiotique qui ne coûtaient par moins de quinze mille francs. Heureusement j’avais été soutenu par des personnes généreuses qui finançaient ma prise en charge. La chambre que j’occupais était alors devenue un lieu de pèlerinage, car les fidèles de différentes congrégations religieuses venaient me rendrent  visite et priaient pour moi ; je dois dire que les membres de ma famille m’ont été d’un grand soutient tant moral, psychologique que financier, ce qui m’avait fait avoir une foi forte. Ma grande sœur, l’aînée de la famille (EKALE I) avait momentanément abandonné son foyer pour venir m’assister de façon permanente avec bien sur la contribution de son époux. Monsieur MAKONDA Jacques qui pour moi reste un homme de cœur.

Après deux mois passé à l’hôpital, mes blessures ne se cicatrisaient pas mais vu les conditions financières, nous étions contraints de sortir et de continuer les soins à la maison par concours de madame NKOH Collette, une semaine après les soins à la maison, mes blessures cicatrisés par grâce de Dieu.

Je dois dire que mes premières semaines passées à la maison après ce accident avaient été très pénibles, car je venais de faire mes premiers pas dans le monde des ténèbres. Durant cette période, mes amis du moins ceux là mêmes que j’appelais amis avaient pris des distances à cause certainement de ma nouvelle situation d’handicapé, mais paradoxalement c’étaient eux là mêmes que je ne considérais pas comme amis qui m’avaient été d’un grand soutien ; ils étaient toujours à mes côtés, passaient des nuits avec moi couchés à même le sol, c’est ainsi que Pierre et Richard m’avaient prouvé leur attachement.

Je dois cependant avouer que dans ma nouvelle situation d’hadicapé, j’avais été soutenu par mes proches, c’est donc ce soutien moral et cet attachement qui m’ont permis de revenir en moi, de tenir bon, étant donné que j’avais perdu le goût de la vie, ainsi je ne me séparais plus de mon poste récepteur radio qui reste alors mon plus proche compagnon.

Six mois après ce fameux accident, on n’avait pas toujours su la provenance de cet malheureux objet, c’est alors que mon père après avoir questionné en vain tous les membres de la famille, décida d’aller consulter un marabout afin de se venger, c’est ainsi que mon oncle maternel, le petit frère à ma mère qui était militaire avoua que c’est lui avait apporté cet objet de malchance, la grenade à la maison, pas pour me faire mal, mais parce que à cette période là il y avait des coupeurs de route qui défrayaient la chronique dans le grand nord et pour se protéger, il avait voyagé de KOUSSERI à Douala avec cette grenade.

Ma mère, madame BANEN née MBONG marie qui est la grande sœur de mon oncle était dépassée et embarrassée par cette déclaration, car elle se trouvait devant un dilemme, d’un côté son fils, de l’autre son frère. Mon père de peur de diviser la famille resta muet et c’est par ce comportement réfléchi que l’esprit malin qui voulait à tout prix diviser la famille échoua dans sa mission.

Quatre ans après l’accident, la gendarmerie de LOGBESSOU par ses enquêtes mena des recherches afin de connaître toute la vérité sur cet malheureux évènement, pour le faire, les enquêteurs m’avait interrogé plusieurs fois, ainsi que mon cousin qui avait ramassé la grenade afin d’avoir sa version des faits. A la suite de ces enquêtes, mon père, mes tantes, le feu père de mon cousin, l’oncle concerné (NGOTE Jonas) et moi avions été convoqués pour la première fois au tribunal militaire à Bonanjo, centre administratif de Douala. Le procès avait été renvoyé à plusieurs reprises et c’est en juillet 1999 qu’on fut convoqué pour la dernière fois et ce jour là, mon oncle passa aux aveux complets, le tribunal, comme sentence exigea que mon oncle me verse une pension tous les mois ; à la grande surprise de toute l’assistance, je refusais cette sentence. Face à ce refus, le Président du tribunal  me demanda si mon état physique actuel me posait des problèmes, avant de répondre, je demandai une minute de réflexion, ce qui fut rire l’assistance, mais je savais que le président me tendait un piège. Après cette minute de réflexion, je répondis NON, le président me posa encore la question de savoir si j’avais mûrement réfléchi.

C’est ce jour là, après les explications du président du tribunal que j’avais su qu’un militaire, mieux un homme en tenue doit toujours avoir ses munitions sur lui, et s’il est de passage dans une ville, il peut aller déposer dans une gendarmerie. Le président du tribunal ayant compris que je couvrais mon oncle, le condamna à trois ans de prison en soucis, ce fut alors la résolution finale de ce problème au niveau de la justice. Mais, hélas, cette solution n’avait pas calmé mes grandes sœurs, car pour elles mon oncle devait payer cher le tord qu’il m’avait causé et ceci pendant plusieurs années. Cette situation créa un désaccord total entre mon oncle et elles ceci pendant plusieurs années, mais Dieu aidant, ils ont accepté la dure réalité de ma nouvelle situation, même si les souvenirs restent dans les esprits, la paix est revenue dans la famille.

Avec le temps, je survis par la grâce de Dieu, je passe plus de temps à la maison à réfléchir et à m’interroger sur mon avenir, car la vie d’handicapé est une double peine à savoir : il est considéré dans la société comme l’incarnation de la malédiction, pour certains il est un objet de curiosité et de regret. Tous ceux-là par ignorance oubliant que nous avons aussi des droits et des devoirs, et que nous avons une part de responsabilité dans la bonne marche de notre société, mais marginalisés, nous sommes frustrés, ce qui ne facilite pas notre intégration dans le milieu de travail d’où notre non participation au développement de notre pays le Cameroun.

Je suis souvent surpris lorsque ceux-là même qui nous jettent la pierre dans la journée reviennent le soir solliciter notre soutien. Compte tenu de tout ce que je viens de décrire, je souhaite  que mes frères et sœurs handicapés dorment plus, qu’ils ne se laissent pas berner par ceux-là, qui se moquent d’eux à chaque coin de la rue, mais qu’ils cherchent à s’imposer par leur compétence et leur sérieux afin de gagner la sympathie et le respect des uns et des autres.

L’autre peine de l’handicapé reste qu’il est considéré aussi dans notre société comme une personne extérieure à part, un objet de mépris et de piété. Je voudrais tout simplement rappeler à ceux là que tous les hommes sont égaux doivent contribuer à l’édification et à la construction de notre pays.

Après de longues années dans ma nouvelle situation qu’une nuit, étant couché dans ma chambre près de mon poste radio qui est comme vous le savez déjà mon fidèle compagnon, je suivais une émission intitulée « confidence » sur une chaîne de radio de la place ou était invités deux handicapés visuels, l’un se nommait Coco Bertin et l’autre Désiré, et tout au long de l’émission ils ne cessaient de parler de leur association pour handicapés : touché par leur différentes interventions, j’avais alors tout mis en œuvre pour avoir les coordonnées de cette association, c’est ainsi que je pris contact avec la présentatrice de l’émission confidence F.M 104.9 Suelaba de la CRTV Littoral qui me donna l’adresse de cette association, deux semaines plus tard, avec le précieux concours de ma sœur aînée Téclaire je me rendis au siège de l’association.

Le président d’antenne du CJARC (Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun) m’avait bien reçu et cela m’avait beaucoup réconforté, j’avais été à vrai dire touché par ce geste, cet accueil.

Le 22 novembre 2002, au cours d’un point de presse donné par notre association, je fus honoré par le président national Monsieur Coco Bertin, qui à cette occasion m’avais remis une canne blanche plus connu sous l’appellation « l’oeil de l’aveugle » pour mes déplacements et un moulin à eau qui me permettra de lutter efficacement contre la mendicité. Il faut noter en passant que le point de presse avait été couvert par les différents médias de la place.

Au cours de cette même soirée, j’avais été marqué par le geste de sympathie d’une journaliste présente ce soir là à ce point de presse, la nommée Marie France EBOSSE avec qui quelque temps après j’avais noué une franche amitié ; elle est toujours à mes côtés chaque fois que j’ai besoin d’elle malgré ses nombreuses préoccupations, elle demeure non seulement ma sœur en Christ, mais aussi ma conseillère.

Je voudrais dire aussi que, je garde toujours de bons rapports avec tous mes voisins du quartier, les amis d’enfance occupent toujours une place importante dans mon cœur.

C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai grandi jusqu’au jour où suite à un déplacement déception amoureuse, j’ai perdu le désir d’aimer, ce qui m’avait permis de me tourner totalement à l’église, j’avais donc décider de donner entièrement ma vie à Christ, car je m’étais dis qu’avec le Seigneur Jésus tout est possible. Pour faire mes premières pas dans cette vie, j’avais été soutenu par une connaissance qui avait déjà donné sa vie à Christ, c’est donc elle qui va m’aider dans la prière et études bibliques pour la première fois.

Cette sœur en Christ, Aminatou BOUBA m’avait offert une casette de musique religieuse pour soutenir ma foi.

Et, le 7 mars 2004, je donnais définitivement ma vie à Christ par le sacrement de baptême, ce fut alors pour moi une grande joie, car je venais par cet acte de réconcilier avec mon Créateur et Sauveur. Ma vie dès lors ne dépendait plus de moi. Durant tout ce parcours mes frères et sœurs en Christ m’encouragent et me soutiennent, car nous nous soutenons quotidiennement dans la prière, c’est d’ailleurs avec joie que je constate que mes prières ont toujours été exhaussées.

Le 25 juin 2005, j’organisais une veillée de prière dans le seul but d’expérimenter ma foi, je fus assisté par mes frères et sœurs en Christ du GAYEP (groupe d’Action Evangéliques paroissiales) de la paroisse évangélique de maképé tonnerre, ce fut pour moi un moment de joie et de bonheur.

En regardant le déroulement de ma vie, je rends grâce à Dieu pour tous les bienfaits qu’il a toujours fait dans mon existence. Mon souhait est de persévérer dans la foi, de témoigner chaque fois des miracles que le Seigneur ne cesse d’accomplir dans ma vie et lui rester fidèle.

En ce jour je me sens heureux, car j’ai retrouvé la paix. Dans ma prière, je témoigne de mon amour car c’est lui mon protecteur et ma raison d’être. Je saisie donc cette occasion pour inviter tous ceux qui liront ce livre à renoncer à la vie de débauche, car Dieu nous a crée pour le servir, il a un projet de paix et de bonheur pour chacun de nous, nous devons donc le servir à n’importe quel prix car être né de nouveau ne nous épargne pas des difficultés de la vie. L’essentiel ici est de savoir se relever chaque fois que nous tombons, s’il est vrai que nous sommes faits d’esprit et de chair.

Pendant mes séances de jeûn de prière, je demande à Dieu de m’envoyer une sœur en Christ avec qui je pourrai partager le restant de ma vie, j’ai le certitude qu’il le fera, car il dit dans sa parole que ses serviteurs ne manqueront de rien, car faut-il encore

dire, les voies des hommes ne sont pas celles de Dieu et nos pensées ne sont pas ses pensées, puisque la parole de Dieu s’accomplit toujours, il faut seulement rester patient, car l’Eternel accomplit toujours ce qu’il promet. Que la gloire lui soit rendue.

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